Benjamin nous rassure d'emblée sur son état de santé : si les microbes ont attaqué ses cordes vocales, ils ont libéré son oreille toujours très attentive à nos vocalises plus ou moins brillantes !
Nous démarrons la séance par quelques étirements et baillements de circonstances. Puis nous laissons le Torrrrrrrréador envahir l'arène et nous embarquer sous la houlette de Benjamin. Notre chef de choeur préféré nous annonce subrepticement qu'il ne nous dirigera pas le jour J... et nous le vivons en "travaux pratiques", lorsqu'il introduit la variante que le chef d'orchestre a imposée à la dernière minute, lors du spectacle de Brétigny-sur-Orge.
Ca décoiffe... et on comprend mieux, d'une part, pourquoi Benjamin s'est vu offrir du gel par les choristes de Brétigny... d'autre part pourquoi il nous avoue avoir pris quelques grammes (sans doute uniquement dus au gel qui permet de gérer ce changement de tempo de dernière minute, très décoiffant) !!!
Puis nous revenons aux choses sérieuses en abordant la fumée des cigarières, tout en volutes nuancées... que les ténors et basses nous susurrent agréablement à l'oreille. Après quelques applaudissements, les sopranes et altis tentent également de se familiariser avec les pianissimos, le sol double croche (que les non initiées vont chercher un moment sur la partition...) et le tempo...de ce fabuleux chant. Lorsque nous nous quittons, nous nous surprenons à continuer de fredonner dans les rues de Saint Quentin et dans nos voitures !
Vivement la prochaine répétition, les airs de Carmen deviennent un élément familier de notre quotidien, le groupe est de plus en plus soudé et nous avons hâte de continuer à progresser grâce à la patience de notre cher Benjamin et à l'accompagnement du pianiste prévu pour la prochaine séance.
Véronique
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